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Mon enfant a‐​t‐​il besoin de viande pour bien grandir ?

Ce livret a été co‐​rédigé par Greenpeace, la FCPE et l’AVF.

Greenpeace est une organisation internationale qui agit selon les principes de non‐​violence pour protéger l’environnement et promouvoir la paix. Sur les questions agricole et alimentaire, Greenpeace milite pour une réduction de la consommation de viande et de produits laitiers au profit de la qualité. Il s’agit de consommer « moins et mieux », et de défendre un élevage écologique face à une industrialisation toujours croissante.

La Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) est une association loi 1901 présente sur l’ensemble du territoire. Elle constitue un vaste réseau de parents d’élèves adhérents et élus dans les écoles maternelles, élémentaires, les collèges et les lycées de l’enseignement public. Première fédération de parents d’élèves, la FCPE participe à la vie scolaire pour défendre l’intérêt des enfants et représenter les parents auprès des institutions et des pouvoirs publics.


Qui mange quoi ?

FLEXITARIEN·NE :
Personne qui diminue sa consommation de viande et de poisson pour des raisons environnementales, sanitaires ou éthiques, sans la supprimer totalement (qui n’en mange plus que les fins de semaine, ou seulement à l’extérieur…).

VÉGÉTARIEN·NE :
Personne qui ne consomme pas de viande, de volaille ni de poisson, mais qui consomme des œufs ou des produits laitiers.

VÉGÉTALIEN·NE :
Personne qui ne consomme aucun produit d’origine animale (ni lait, ni œuf, ni miel…).

VÉGANE :
Personne qui minimise au maximum son impact sur les animaux (ne consomme aucun produit d’origine animale et n’achète pas de vêtement en cuir ou en laine, par exemple).

Idée reçue #1 : “mon enfant est en pleine croissance. Il a besoin de consommer de la viande tous les jours pour bien grandir”

FAUX ! Il est vrai que les enfants en pleine croissance ont des besoins importants en nutriments comme le fer, les protéines, le calcium, etc. La viande n’est pas nécessaire pour autant !

Plusieurs institutions publiques et associations d’experts en diététique et nutrition de nombreux pays (Grande‐​Bretagne, Canada, Italie, Portugal…) indiquent qu’une alimentation principalement végétale, sans viande ni poisson voire sans aucun produit animal, peut tout à fait répondre aux nombreux besoins des enfants en pleine croissance.

Aux États‐​Unis, l’Académie de nutrition et de diététique, composée de 100 000 experts santé (médecins, nutritionnistes…) affirme qu’il est tout à fait possible d’avoir une alimentation exclusivement basée sur les végétaux tout au long de la vie. Les services de santé publics du Royaume‐​Uni donnent même des conseils sur la façon d’alimenter son enfant de façon végétarienne ou végétalienne.

Idée reçue #2 : “si mon enfant réduit sa consommation de produits animaux, il va manquer de vitamine B12 et être en mauvaise santé”

FAUX ! Si la vitamine B12 est effectivement indispensable au bon fonctionnement de notre corps (entretien du sang, du cerveau et du système nerveux), il n’y a aucun risque de carence dans le cadre d’un régime qui réduit simplement la consommation de produits carnés.

La vitamine B12 se trouve dans la viande, le poisson et le lait. Dans les œufs, elle est présente en trop faible quantité pour en garantir un apport quotidien suffisant : il en faudrait une vingtaine par jour !

Si un enfant consomme moins de viande voire plus du tout, mais continue à consommer des produits laitiers régulièrement, alors il n’y a pas de raison qu’il manque de B12.

À titre d’exemple, pour les enfants de 4 à 12 ans, un bol de céréales + un bol de lait + 30 g de comté suffisent à couvrir les besoins quotidiens en B12.

Si un enfant suit un régime végétalien (plus aucun produit animal, donc plus de produit laitier) ou quasi‐​végétalien, la commission nutrition‐​santé de l’AVF conseille de prendre des compléments alimentaires en B12 dès le début du changement d’alimentation.

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Pour en savoir plus sur les besoins précis des enfants en vitamine B12,
voir la page dédiée à ce sujet de l’AVF ⮕ bit.ly/2KzmEze

Idée reçue #3 : “et à la cantine ? Pour certains enfants, la cantine est le seul lieu de prise d’un repas équilibré. Il est donc impératif que ce repas comporte de la viande ou du poisson”

FAUX ! Contrairement à certaines idées reçues, les populations les plus défavorisées consomment plus de viande que les classes les plus aisées, en particulier en ce qui concerne le bœuf et le porc.

Le problème, c’est que la surconsommation de viande est néfaste pour la santé, d’autant plus quand elle est de mauvaise qualité. En effet, les produits consommés dans les milieux défavorisés sont souvent industriels et transformés. Ainsi, les inégalités sociales en matière d’alimentation se retrouvent davantage dans la consommation de légumes, plutôt que dans la consommation de viande.les inégalités sociales en matière d’alimentation se retrouvent davantage dans la consommation de légumes, plutôt que dans la consommation de viande

Réduire les quantités de viande et de poisson servies au profit de la qualité (plus de bio, plus de local et moins de transformé) est donc extrêmement pertinent en matière de santé et d’équité sociale.

Idée reçue #4 : “les enfants préfèrent la viande aux légumes et aux légumineuses”

FAUX ! À Lille, la mairie a mis en place un menu végétarien hebdomadaire dans les cantines des écoles primaires. Il a eu un tel succès auprès des enfants qu’elle en a mis en place un deuxième !

La ville a ainsi vu diminuer le coût de ses repas et réduit considérablement le gaspillage alimentaire.
Les enfants aiment « ce qui est bon » : un steak haché aussi dur qu’une semelle car réchauffé trois jours après sa première cuisson ne sera pas plus apprécié qu’un riz‐​lentilles sec et sans accompagnement. Ils aiment également ce qui est bien présenté.

Généralement, des menus élaborés en bonne intelligence et en respectant l’avis des enfants ont toutes les chances de plaire au plus grand nombre. Ainsi L’AVF, Greenpeace et la FCPE considèrent que les enfants, même en école primaire, devraient être associés aux séances de dégustation et à l’élaboration des menus, comme à Lille.

Pour avoir des idées de recettes simples, faciles à réaliser et qui plaisent aux enfants, rendez‐​vous sur le site 123veggie.fr.

Vous pouvez également vous procurer le livre Je veux manger comme à la cantine bio, publié par l’association Un plus bio en septembre 2018.

Idée reçue #5 : “les humains sont carnivores, ils sont faits pour consommer de la viande”

FAUX ! L’être humain est naturellement « adaptivore » : il est capable de trouver les différents nutriments qui lui sont nécessaires dans une variété d’aliments dont aucun est indispensable, même la viande.

Dans une société d’abondance, telle que la France actuellement, il est tout à fait possible de se passer de viande.

Est‐​il naturel de s’habiller ? Est‐​il naturel d’habiter dans une maison avec chauffage ? Ce qui apparaît naturel pour les êtres humains, c’est surtout de s’adapter et d’utiliser leurs capacités cognitives pour améliorer leur quotidien et pourquoi pas celui des autres êtres vivants. Un changement dans nos habitudes est nécessaire pour mettre nos modes de vie en adéquation avec les impératifs écologiques.

Du bon sens avant tout

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Qu’elle soit flexitarienne, végétarienne ou végétalienne, l’alimentation de nos enfants doit avant tout être diversifiée. C’est ainsi que nous leur assurerons un bon équilibre nutritionnel. Pour en savoir plus sur les besoins des enfants et accéder aux conseils d’experts santé spécialisés en alimentation végétale, rendez‐​vous sur ⮕ www.vegetarisme.fr

En France, « nous ne souffrons pas de nos carences mais bien de nos excès », comme le rappelle Sébastien Demange, médecin et membre de l’AVF.

37 % des adultes et 13 % des enfants présentent d’ailleurs des problèmes de surpoids, sans compter ceux d’obésité4. Ceci est dû à une alimentation trop riche en produits carnés, ultra transformés, trop gras, trop sucrés et trop salés – ainsi qu’au manque d’activité physique.